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 Prénom  Jean-philippe  Nom  
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 But du voyage  Tourisme  Durée du séjour  indéfini
 Date de départ  23 AOUT 2008   Note: 5/5 - 6 vote(s).
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 Localisation : Guyane française
 Date du message : 03/11/2008
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 Salut de l'île...

 

Vendredi 31 Octobre

9h30 : départ de Saint Laurent pour les Iles du salut. 3 îles situées au nord de la Guyane, on se rapproche donc des caraibes (en gros!). Mais ça veut dire quand même eau chaude, eau claire, palmiers, noix de coco, hamacs ...
A 5 dans la voiture (les voisins : Manon, sa maman, David et Aurore et moi), partis pour plus de 200 Km direction Kourou, 2 nuits, retour prévu dimanche soir...

Avant de prendre le catamaran pour les îles, nous passons faire un tour dans 'la montagne aux singes'. Belle et grande forêt. Balade de 2h30, chasse à la petite bestiole et au beau cliché. Et comme ce sont les cordonniers les plus mals chaussés, nous n'avons vu aucun singe. Un peu déçus, mais l'avenir nous donnera satisfaction.

Après quelques minutes d'attente sur l'embarcadère nous embarquons à bord du catamaran : Royal Ti'Punch ( « tiponch » pas « pti poench »). 45 minutes de plaisir. Oui pour le cadre, les paysages, le vent dans les cheveux, et l'écume qui vient nous chatouiller les bouts des pieds, tout ça, tout ça. Mais aussi pour les filets du bateau. Entre les coques du bateau étaient tendues des filets surplombants la mer. Genre trampoline avec en dessous de l'eau salée et pas du béton, et en haut le ciel en guise de plafond.... On m'a dit que j'avais passé les ¾ du voyage à jouer. Mais c'était excellent. J'attendais juste le bon moment, où le bateau était au plus haut de la vague, pour sauter et je retombais au moment ou le bateau était au plus bas. Des bons énormes! Et je ne suis même pas tombé à l'eau! (pour le plus grand malheur de ceux qui pouvaient regarder!).
Il parait que c'était bien aussi pour se reposer...

La nuit commençait à tomber alors que nous étions encore sur le bateau. Pour résumer l'arrivée : nous allons sur une île (à la limite du désertique) qu'on ne connait pas, de nuit, île sans eau ni éléctricité, avec les hamacs et moustiquaires à installer, sans avoir mangés, sans même beaucoup à manger(..!)... Mais pas de panique. On a déja été dans des situations quasi-semblables ( voir autres messages).

On gère quand même bien l'installation du camp ( à la frontale dans le noir...). Nous mangeons à la lumière du feu et quelques bougies chauffe-plat placées dans des noix de coco fraichement coupées. Ensuite avec David nous allons faire un petit tour sur l'île. Illuminés par nos frontales, la lune en lampe de chevet, nous profitons du ciel comme seul limite à nos délires, du ventillateur naturel qui souffle agréablement sur l'ile et du bruit des vagues qui surfent à nos pieds. Une réserve d'eau en contre bas retient l'attention de David. Nous dévalons le ravin à la vitesse d'une poule qui couve. Nous arrivons sur une réserve d'eau que la mer nous a laissé quand elle s'est retirée. Ca frétillait la dedans comme s'ils étaient déjà dans de la friture! Des petits poissons partout. Ils devaient sentir le vent tourner à l'orage. Si nous avions été des poissons nous aurions pu sentir battre le sang dans nos veines à la vue de ces prédateurs armés de dents.
Mais comment faire sortir le loup de sa cage? David sort sa lame, enlève chaussures et chaussettes, sort le drapeau rouge de la baignade interdite et invite les baigneurs à sortir de l'eau, par la peau de l'écaille s'il le fallait.

Actif comme un lézard au soleil je regarde David pécher à la main et au couteau, un peu comme pour revenir à l'état sauvage. Après bien trois quart d'heure de jeu, une douzaine de poissons fraichement pêchés et préparés sont sortis pour être manger demain midi. Moi je lui expose mes réflexions de cuisson : 1- pierrade au feu de bois, 2- à l 'étouffé dans des feuilles de palmiers tressées, 3- bouillis dans une maripa ('écorce' dure de palmier). Adopté. Ça sera la surprise pour les filles demain.

Nous escaladons à la vitesse d'une dent qui pousse le ravin afin de regagner le sentier. Trop fier de notre projet déjà bien amorcé, nous regagnons le campement en compagnie de la lune, de la mer, du ciel, du vent et de nos poissons.
C'est notre première nuit de Robinson-s sur les îles du salut.

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Samedi 1er Novembre

Levé échelonné au rythme du chant du coq (vieux souvenirs!), des envies de glandes, de l'éblouissement du soleil transpersant les feuilles géantes des plantes sous lesquels nous nous sommes installés.
L'anecdote intéressante est que nous ne nous sommes pas installés sous des palmiers en raison de la chute des noix de coco... Fallait y penser!, à tel point que certains d'entre nous avaient prévu (moi évidement pas !) des bâches pour mettre au dessus des hamacs. Si on peut éviter de se mettre la noix dans le nez...
Remarque annexe : une des premières causes de mortalité est ici en Guyane la chute des arbres! Je suppose que les statistiques y incluent la chute de ce qui peut se trouver dessus.

« Jean-Phi ce matin on est parti se promener et on à vu des singes, plein de singes...c'était sympa » Chui dèg'. Mais qu'est ce qui m'a pris de dormir jusqu'à 9h ?...

Nous présentons nos ambitions culinaires aux principales bénéficiaires. On leur aurait proposé de manger toutes les feuilles de palmier de l'île avec du sable, elles auraient eu la même motivation! Nous n'avons pas vu grandir la flamme dans vos yeux. . Ne voulant pas briser nos toques en mille et une feuilles, elles ont dis du bout des lèvres qu'elles gouteraient (du bout des lèvres...). « je sens comme une hésitation dans vos voix, allo..!? »

Après avoir été cherché du 'vrai' bois, qui brule et qui donne des cendres, quasiment à l'autre bout de l'île, nous allumons un feu. La veille nous avons brulé du palmier, et ba c'était pas terrible! Nous allumons le feu, et mettons en place les différentes méthodes de cuisson.
Qu'importe le mode de cuisson, le poisson était pâteu et assez dégueu, nous avons été les deux seuls à goûter ; mettant fin à notre projet de restaurant et liberant ainsi certaines personne de cette punition. « Bravo! Et merci de votre soutien!! ». On ne leur en veut même pas.
Maïté, Paul, Joël, Alain, Marc, Bernard et Ronald ne nous donnerons pas notre étoile ce coup-la.

15h : Nous avons débuter l'après midi, avec David, par un tour de l'île, complet et de jour. Nous avons vu beaucoup de tortues pointant leur nez hors de l'eau, excellent!

Nous avons passés, ô pauvres, le reste de notre après midi entre la mer et la plage, et les hamacs, et perso les baskets. Ba ouai j'allais pas partir d'ici sans faire plusieurs fois le tour de l'île en courant. En courant justement j'ai vu des dizaines d'Agoupis ( petit animal, mélange entre un écureuil et un petit cochon, à la chaire tendre paraît-il) et un cimetiere de noix de coco, impressionnant!Les singes de l'île viennent manger leur noix de coco ici et les jete, mais j'ai pas encore vu de singes...c'est aussi là qu'on à récupéré le bois...

19h la nuit bien tombée, je me fais mes sensations fortes. Sans personne aux alentours, gros silence, seul les bruits des quelques vagues... je me fais ma baignade 'de minuit'. Je m'avance sur le ponton, descend les escaliers en pierre et attendant une vague faisant monter le niveau de l'eau pour m'élancer dans la mer et ainsi éviter les 1ers rochers qui bordent le passage obligatoire des baigneurs. Je m'avance en nageant un peu plus loin en mer. Stagnant sur place au milieu de nulle part j'en profite pour m'écouter ; mon coeur comme un sous-marin envoie quelques messages certainement reçus à quelques miles.
Je me souviens aussi pourquoi les bagnards étaient posés sur cette île sans crainte de les voir s'enfuire...les requins. Finissant de ne pas me rassurer, j'entame gentiement le retour à l'escalier, j'attends la bonne vague pour éviter de me faire arracher les genoux, et remonte sur le ponton tout con-tent. whaa..,
Oppressant.

Nous faisons les riches blancs en allant, aussi étonnant que cela puisse paraître, manger dans le resto de l'île.

À la 'film d'horreur' : une île, la nuit, chaleur étouffante, cris d'animaux...et si on faisait des groupes de 1 ou 2 ? Ok, je pars à travers les bois pour aller dans un endroit bien dégagé afin de profiter du site pour admirer le ciel. Peu de monde (et c'est un euphémisme), petit chemin, petite zone de lumière, petites pierres pointues par terre, petites racines dépassant largement du sol et gros bruits, gros ravin et grosses vagues sur le coté... Je marche en regardant bien par terre. Concentré, je ne sais pas s'il y à une branche à hauteur de tête (normalement non je l'ai déjà fait en courant), s'il y a quelque chose, quelqu'un plus loin devant, derrière..? J'arrive vivant sur mon spot. Je me place bien sur la pointe des rochers pour pleinement profiter...facilitant ainsi le travail d'un éventuel tueur sanguinaire, dégénéré, qui m'aurait suivi pour me faire la peau. Je me fait quelques films. Je me rappele du panneau que j'avais vu de jour : « Falling rocks ». Je me fais la suite des films. Une trilogie à succès assurément.
Je rentre doucement par le même chemin, sans peur...mais en pointant quand même de temps en temps la lumière derrière moi..

Je me pose dans mon hamac pour notre 2ème nuit sur l'île en fermant à double-tours ma moustiquaire.

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Dimanche 2 Novembre

Dernière journée ici. Départ prévu à 18h30 sur le même catamaran...
Premier réflexe de chacun compter combien il nous reste de bouteilles d'eau, ça devrait l'faire...
Nous vivons nos dernières heures de naufragés entre la mer et la plage, et les hamacs...

Dans mon hamac, à bien profiter du cadre, je me fatiguerai presque...
Un moment j'entends remuer autour du campement. Je tourne la tête : des humains et des singes. C'est le Nième épisode de la planète des singes ou quoi?? nan, même pas (ouf!), juste quelques singes restés dans les arbres, qui venaient glaner quelques petites choses à manger...moi j'ai même pas besoin de me lever pour les voir les singes...

L'ambiance à changé, pas mal de monde sur l'île venu passer la journée. Je croise un jeune vacancier que j'ai croisé dans la piscine à l'hotel à Cayenne lors du regroupement avec l'autre APADAG. Le monde est petit et la Guyane est un petit monde...

Nous rentrons par le même catamaran mais l'absence de vagues ne m'a pas permis de faire du trampoline de nuit. Dommage.
200 kilomètres en voiture pour retrouver la maison vers 22H...

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Par the crow

le 11/11/2008 à 22:55:54

tu ma copié sur les filets du cata marrant !
c est cool toutes ces bébètes kon voit dhab ka la tv !
bisous poulette

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Par Elise

le 11/11/2008 à 23:01:43

Cette histoire là donne bien plus envie de venir te voir que les histoires de massacre des cafards.... ;-)
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz de la grisaille métropolitaine...

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Par the crow

le 12/11/2008 à 21:58:41

t as prévu d y aller quand toi ? moi assez rapidos en 2009, tinkiete mon fourro !!

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Par Elise

le 12/11/2008 à 23:36:41

Si les finances le permettent, j'aimerai bien y aller quelques temps pendant les grandes vacances...
Mais chut faut pas lui dire à Jean-Philippe, que j'aimerai bien y rester un mois histoire de rentabiliser le billet !!!! ;-)
Mais bon, rien n'est moins sûr pour le moment...
Mais si ça se fait, j'verrai bien le truc du genre 15 juillet au 15 août....

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Par Jean-philippe

le 13/11/2008 à 21:55:24

OK, on lui dira pas...
Sinon vous savez tous les deux qu'il y à des Tchats pour discuter..!

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Par the crow

le 13/11/2008 à 23:10:21

bah la ça va lautre gros con il pe pas lire ce kon balance sur sa gueule , et personne d autre non plus ! alors je pe me lacher !!
alors moi je vais tenter de rester du 15 janvier au 15 décembre pour rentabiliser mon biller a 150e mais pas plus paske j ai pas bcp de vacances cette année !

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Par un mec courageux

le 11/11/2008 à 23:32:36

Aventure, quand tu nous tiens !! Tantôt, grigolo, tantôt frissonnant...brrrrr. Le plus effrayant, c'est d'imaginer que les moustiques t'attendent devant la moustiquaire au matin !!

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Par Jean-philippe

le 13/11/2008 à 22:00:19

Sur cette île il n'y avait vraiment pas trop de moustiques. Il y en a plus sur ma terrasse avant qu'il ne pleuve ou juste après!! mais vraiment beaucoup plus!!
Je voudrais bien me fumer quelques Cubains...Enfin j'veux dire j'éclaterais bien quelques moustiques cubains, ... tu me montrerais quelques bons endroits bientot?

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Par el gringo

le 14/11/2008 à 19:13:53

oyé muchacho,

je ne sais pas lequel de nous deux va faire le voyage pour voir l'autre...Tes histoires ont tellement un goût d'aventure que c'est pas l'envie qui me manque de venir à lutter contre l'ennemi moskito !! A cuba, les moustiques communistes essayent tous de prendre l'avion ou monter dans un bateau pour fuire hihihi...

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Par moman

le 12/11/2008 à 22:44:13

un week-end digne de Ko-Lanta!

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Par Emilie

le 13/11/2008 à 15:05:58

J'adorerai être à tes côtés, mais j'aurai terriblement la frousse, je crois !
Le trempoline sur le catamaran, c'est trop drôle !
Allez, continue de nous faire rêver...
Bisous

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Par Jean-philippe

le 13/11/2008 à 22:03:08

Ouai c'était excellent et même pas le mieux du week end, c'est pour dire!
C'est clair que ça serait énorme si vous pouviez passier !!!
Pour le rêve...pê le we prochain si on prends des photos...
Bisous à tous les 4 !!!

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