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 Prénom  Jean-philippe  Nom  
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 But du voyage  Tourisme  Durée du séjour  indéfini
 Date de départ  23 AOUT 2008   Note: 5/5 - 6 vote(s).
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 Localisation : Suriname
 Date du message : 30/10/2009
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 Surviman

 

30 octobre au 2 Novembre

Nous profitons de ces quelques jours de pause pour nous évader au Suriname et particulièrement à Paramaribo, la capitale.

Nous écumons à peu près l'ensemble des petits magasins pour nous refaire une garde-robe. Entre le peu de vêtement apporté ici au départ, ceux qui se sont usé et ceux qui ont déteint, il ne reste plus beaucoup de choix. Et vu le prix de ce qui se vend non pas seulement sur Saint Laurent mais aussi sur Cayenne, l'un des choix intéressants est d'aller « de l'autre coté ». Au moins là-bas on paie la contre-façon au prix de la contre-façon!
Alourdis par nos sacs de polos, t-shirts, tongues, et shorts nous arrivons quand même à profiter de la vie de la ville.

Le soir arrive avec la raison - l'excuse, de notre petit voyage. Le festival de salsa « Salsuri 2009 ». Deux soirées dans lesquelles nous avons vu de beaux spectacles mais avons peu dansés.


Un autre soir au Suriname, c'est l'occasion pour nous d'aller au casino accompagnés d'Aziz et de Marcelli. Le Black Jack sera notre partenaire du soir. Rien à voir avec le Pocker, il faut être stratège avec le valet noir. Aziz m'apprend les rudiments alors que je l'observe gagner. Et je me lance armé de mes 50 dollars du Suriname soit 12euros environ. « cartes, pas de carte, split, payez de suite ... » tout ça dans une langue des cartes presque parfaite ; mon accent débutant a quand même du faire marrer un ou deux croupiers. En suivant les lois Des cartes, j'ai quand même multiplié la mise par deux. Je suis donc ressorti fièrement avec mes 100 dollars surinamais ; quel plaisir de se faire payer et de ressortir du casino avec tout ces biftons! Ça me paiera une paire de fausses adidas...
Une très bonne soirée d'autant plus que l'ambiance dans le casino, outre la fumée de la « cloposphère », est super. Il suffit de commander à boire pour avoir. Une petite faim, une serveuse apporte un sandwich. Envie d'enfumer encore un peu plus la salle, la serveuse te ramène la marque contrefaite de clopes que tu veux...

Après notre bain de vice dans notre nouveau kursaal, nous rentrons à pieds dans notre maison des invités ou pension, ou « guesthouse » pour les surinamiens-anglophiles.
Cette fois-ci lors de notre passage au Suriname, nous nous sommes installés dans deux guesthouses : « Albergo alberga » et le « Paradisio ». Un changement d'adresse qui nous a permis de connaître un peu mieux un autre couple très sympa Sylvain et Rosa.

Au détour d'une rue nous menant à d'autres magasins je vois des gens qui s'agitent, enfin qui agitent leurs mimines dans des chorégraphies proches de celles que je connais. Des sourds du Suriname! En passant à coté d'eux je n'ai pas resisté. Un court moment très sympa, non pas pour la profondeur de l'échange mais pour la rencontre inopinée.


Maintenant il est temps pour nous de rentrer à la maison, mais où se trouve la gare routière??...

Il va falloir que je demande à quelqu'un, je commence à guetter quelle sera ma cible : celui-là je suis sur qu'il ne parle pas français, celui-là ne me comprendra pas même si j'use de mon meilleur Taki-taki, celui-là ne sais pas où se trouve la gare routière, celui-là va me demander de l'argent pour l'info, celui-là va nous emmener dans les quartiers sombres pour nous voler, celle-là pourquoi pas mais Sophie va dire que je le fais exprès, celle-là va nous demander de tenir la main de ses enfants sur trajet, celle-là si elle décide de nous accompagner, vu à la vitesse ou elle peut marcher on n'est pas arrivés... Après toutes ces infractions de dégaines suspectes, je vois un gars qui semble convenir à mes critères. Je tente. Le gars bien habillé, comprends ce que je lui demande, répond poliment et gentiement en taki-anglais, possède quelques très jolies phrases de français dépourvues d'accent et propose de nous accompagner et de porter des sacs. Plutot très fier de mon choix pertinent, je ne manque pas de me venter auprès de Sophie mais je reste malgré tout attentif à son comportement.
Dans notre discussion d'auto -stoppeur, nous lui demandons ce qu'il fait comme métier. Il aide les gens. Curieux de nous ouvrir à d'autres cultures qui ont ce genre de métier, nous approfondissons. Il détaille sur un ensemble d'actions d'aides à la personne et enchaine par quelque chose en français du genre « il faut saigner pour aider les gens ». Pensant que c'est une erreur de langue de sa part nous ne notons pas vraiment. « Dieu à saigner pour nous, nous pouvons bien saigner pour lui ».
Et merde! Le reste de notre trajet à pied sera sur ce thème. Trop poli pour être honnête... Il nous arrête par deux fois pour nous prévenir de l'atrocité du monde dans lequel nous allons tomber : celui des chauffeurs de taxi ; bien qu'entourés par plusieurs taxi man il souhaite continuer à nous conseiller, et tente même pour ne pas être compris par la ronde de nous parler en créole... Après l'avoir remercié et bien rassuré, nous nous dirigeons vers ce monde hostile qu'est la vie de tous les jours.


30112009Jean-Surviman955473973

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